Rechercher

Histoire de respirer

Adeptes de la rando dans notre belle région Sud, la fin de l'été et des températures extrêmes nous invitait à programmer notre première sortie de la saison.


Ma dernière marche datait du mois de mai.... fiouuuuu !!! comme j'avais hâte de reprendre !


Notre enthousiasme à l'idée de rechausser les crampons et de parcourir les sentiers de nos calanques marseillaises était tel que nous options sans crainte pour un Marseille-Cassis ; soit plus de 15 km sur près de 2200 m de dénivelé positif et autant en négatif en vue de dormir au gîte de Cassis le soir venu.


Le départ de la maison à 7h30 un dimanche matin ne fût même pas un obstacle. Je sautais du lit avant même que le réveil n'ait l'occasion de sonner.


Parée de ma tenue de marche, mon sac à dos vissé à mes épaules et la joie dans tout le corps, je m'engager sur le sentier avec mon amie et binôme de rando irremplaçable.


Et si les premiers pas me parurent un enchantement, après avoir arpenté les premiers 4 ou 5 km, je m'étais enfoncée dans la difficulté physique et je ne parvenais pas à orienter mon mental sur autre chose que la douleur, la fatigue et surtout la gêne d'empêcher ma coéquipière de profiter de l'instant. J'étais au bout du rouleau et tendue.


Sentant bien mon état de crispation, ma complice bienveillante me suggéra de prendre le temps de vivre une séance de sophro (quand je vous dit qu'elle est irremplaçable!!!), Elle avait teeeeeeelllllleeeeeemmmmmeeennnt raison !


Bin oui quoi, un des atouts de la sophro c'est qu'on n'a besoin de rien pour la pratiquer : pas d'accessoires (poids, canapé, coach...), pas d'espace particulier (terrain, piste, vestiaire...), pas de musique, pas d'eau (pour ingurgiter une gélule ou une poudre par exemple)... rien, vraiment, et du coup ça ne prend pas de place et ça n'alourdi pas le sac non plus !!


Alors je décidais de contacter mon lieu ressource grâce à une "technique" de sophro que j'ai souvent répétée.

En pinçant mon pouce et mon index, je visualise l'endroit qui me permet de ressentir une sensation de fraîcheur, un sentiment d'apaisement et de sécurité, l'envie de respirer à pleins poumons. M'installer mentalement dans ce lieu avec tout mes sens m'invite, en quelques respirations, à libérer mon esprit des pensées limitantes, à retrouver ma confiance en mes capacités et à mobiliser toute mon énergie.


Après quoi, j'ai pu parcourir la dizaine de kilomètres qui nous séparait du gîtes et profiter de la satisfaction de l'accomplissement.

Alors je ne l'ai pas fait sans douleur et sans fatigue bien sûr, j'ai eu des courbatures durant 3 jours pendant lesquels je me levais avec l'impression de ne pas avoir de genoux... Evidemment, je l'ai fait aussi, et peut-être même surtout, parce que je me suis sentie soutenue, portée avec générosité par ma fidèle amie et alliée que je remercie infiniment.


Et vous, comment faites-vous quand vous êtes à bout ?


5 vues0 commentaire